l’ouverture du livret A aux banques quand on voit son
parcours. L’actuelle ministre de l’Economie et des Finances française connaît très bien les protagonistes de l’affaire. Au moins l’un d’entre eux... Puisqu’elle a fait, un court passage, à ING, la
banque néerlandaise, aussi implantée en France sous forme de banque en ligne. Le 27 avril 2005, elle entre ainsi à son conseil de
surveillance d'ING qu’elle quitte, quelques mois plus tard, en juin, quand elle est nommée au gouvernement de Villepin, comme
ministre du Commerce. Certes son CV officiel succinct ne s'en vante pas
(celui plus détaillé sur le ministère de l'Economie non plus). Mais ce n'est pas très difficile à trouver. Quelques mois
plus tard, en mars 2006, ING rejoindra d'ailleurs le quatuor de banques françaises (BNP, Société Générale, Crédit Agricole et Banque Populaire) qui ferraillent – certaines depuis des années -
contre l’octroi d’un monopole sur le livret A à la Poste et aux Caisses d’épargne. Un apport décisif sans nul doute. Puisque la commissaire à la Concurrence, Neelie Kroes, néerlandaise également, a
eu comme principale tâche en tant que ministre du gouvernement néerlandais, à la privatisation de la Poste hollandaise aujourd'hui partiellement contrôlée
er... C’est donc un réel service public qu’offrent la Poste et les caisses d’épargne, qui n’est pas rentable d’un
strict pt de vue bancaire, d'autant plus que ces établissements sont partout en France, même dans les plus petits villages. La présence de livret A plus abondamment garnis (souvent gérés par des
conseillers financiers de la Poste ou par internet) permet d’équilibrer ce service. Il y a fort à parier qu’ING, la Société générale ou BNP qui font généralement la chasse aux petits comptes, pas
rentables, n’accueilleront pas le premier type de clients et se réserveront les deuxièmes. Dans ce cas, l’équilibre interne de la Poste et des Caisses d’épargne sera en cause. Et ceux qui en
patiront seront les citoyens « lambda ».Aucun commentaire pour cet article