L'auteur

Nicolas Gros-Verheyde. Journaliste. Correspondant sur les affaires européennes pour le quotidien Ouest-France et collaborateur à Europolitique (agence de presse) sur les secteurs "social", "défense-sécurité" (voir autre blog stratégie) et "Traité". Je m'occupe aussi - pour varier les plaisirs! - d'actualité musicale... (RFi Musique) et de la formule weekend d'Europolitique. Spécialisé au fil des ans sur les questions sociales et l'Europe, ce blog est la réunion de ces deux intérêts. Depuis 1989, j'ai travaillé pour différents journaux (Le quotidien de Paris, La Tribune, France-Soir... voir les articles), réalisé quelques travaux plus académiques (mémoire sur "les règles de concurrence face aux règles sociales", 1996) et publié des ouvrages et publications, juridique-pratique : "temps de travail", "comité d'entreprise", "formation professionnelle" ...(Ed. Partenaires/Ministère du Travail), "représentation du personnel dans les entreprises" (Ed. Dalian/Wolter Kluwer) et même un "Guide du service national" (Ed. Puits Fleury, 1998). Pour m'écrire

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Texte Libre

Ni leurre ni sinécure, l'Europe (et l'Europe sociale) s'élaborent, jour après jour, non sans difficultés !
Bruits de couloirs, discussions informelles, projets et contre-projets, histoire(s), contexte, texte(s), décryptages...  ce blog entend se faire l'écho de ce qui "bouge" à Bruxelles (Commission), Strasbourg (Parlement), Luxembourg (Cour de justice). Conditions de travail, Sécurité sociale, Service public, droits fondamentaux, citoyens, traité de Lisbonne...

Vendredi 30 novembre 2007
C’est une jeune artiste de 25 ans, Neisha qui a été choisie pour ouvrir, le 30 novembre, les festivités de la présidence Slovène de l’Union européenne. Ne vous y trompez pas ! Derrière son jeune âge, il y a plusieurs NeishaAlbum.jpgannées de travail, et surtout un incontestable succès. Neisha est en Slovénie une véritable star. De formation classique, elle s’oriente il y a trois ans, vers une carrière plus pop. Son premier album, sorti en septembre 2005, a connu un succès immédiat. Elle a remporté en 2006, « Viktor », le prix le plus important de la jeune république ex-yougoslave. Et ses concerts se jouent souvent à guichets fermés. Sur une musique de jazz, soul, son talent tient incontestablement à une voix qui, sur une trame de piano, de cordes et de cuivres, dessine une atmosphère de pop légère à la Norah Jones ou Alicia Keys, disent les spécialistes de musique. Mais « mon inspiration est plus large » nous a-t-elle confié, au saut du lit... « De la pop, du funkie, de la RnB, de l’ethnic. J’écoute Sting, Peter Gabriel ou Sade, du funkie comme Prince ou Stewie Wonder, ou Chaka Khan ». Elle sera avec une dizaine de ses musiciens sur la scène de l’Ancienne Belgique, à Bruxelles, le 30 novembre (à partir de 20h). Le concert est organisé par la Représentation permanente de Slovénie auprès de l'UE
par NGV publié dans : Europe pouvoir - institutions CE
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Vendredi 30 novembre 2007
La publication par la DG Marché intérieur de la Commission européenne d’un guide d’application sur la directive Services, a semé la confusion au sein du secteur social car les versions française et anglaise du texte diffèrent sensiblement sur un point majeur : la question du mandement des services sociaux. Rappelons, en effet, que la directive services avait exclu de son champ d’application les services sociaux « mandatés » par une autorité publique. Les services de la Commission ont ajouté à cette obligation, « l'obligation » de prester ces services, dans la version anglaise... Mais ils n’ont pas mentionné cette deuxième condition dans la version française.

J'ai commencé par interroger le porte-parole de la Commission qui a commencé par botter en touche. Manifestement il n'était pas au courant (ou faisait semblant de ne pas l'être). Puis devant mon insistance, il a fini par répondre, un peu excédés. "Mais tu n'as qu'à choisir la version qui t'arrange. Comme tu es français, ce sera la version francaise".

Un peu plus sérieusement, je suis revenu à la charge lors d'un "briefing technique" où étaient présents des spécialistes de la DG Marché intérieur et de la DG Emploi. L'explication du fonctionnaire qui a requis l’anonymat, était on ne peut plus claire. « Nous ne voulons pas d’un vague mandatement, effectué de façon générale par une loi, un décret. Il faut que le mandatement du service soit précis et effectif, qu’il vise un service donné. C’est en ce sens que nous avons établi l’obligation pour le service concerné de « prester le service ». Sinon « c’est la porte ouverte à des mandatements fictifs », a-t-il ajouté.
par NGV publié dans : Service public Solidarités
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Jeudi 29 novembre 2007
L’arrêt rendu par la Cour européenne des Droits de l’homme, le 28 novembre, est d’une importance fondamentale pour la liberté de la presSternlogo.pngse. Etait en cause une présomption de corruption d’un fonctionnaire de l’Office européen anti-fraude (Olaf) par un journaliste du Stern, Hans-Martin Tillack, accusation fondée sur une simple rumeur sans aucun fondement, comme l'ont confirmé les juges. (la lecture de l'arrêt est vivement recommandée).

Que disent les juges ?

D’abord de façon générale, ils rappellent les grands principes qui gouvernent la liberté de la presse.
"La liberté d'expression constitue l'un des fondements essentiels d'une société démocratique et les garanties à accorder à la presse revêtent une importance particulière.
2° "La prote
ctioCedhBatiment-copie-2.jpgn des sources journalistiques est l'une des pierres angulaires de la liberté de la presse. L'absence d'une telle protection pourrait dissuader les sources journalistiques d'aider la presse à informer le public sur des questions d'intérêt général.
3° "Si elle ne doit pas franchir certaines limites, tenant notamment à la protection de la réputation et aux droits d'autrui ainsi qu'à la nécessité d'empêcher la divulgation d'informations confidentielles, il lui incombe néanmoins de communiquer, dans le respect de ses devoirs et de ses responsabilités, des informations et idées sur toutes les questions d'intérêt général
4° "D'une manière générale, la « nécessité » d'une quelconque restriction à l'exercice de la liberté d'expression doit se trouver établie de manière convaincante.
5° Une immixtion (ingérence) dans la liberté de la presse n’est possible que si elle est 1° « prévue par la loi », 2° dirigée vers
un ou des buts légitimes (au regard du paragraphe 2) ET 3°« nécessaire dans une société démocratique » pour les atteindre.


Ensuite, la Cour aborde la situation concrète : savoir si les perquisitions au domicile et au bureau du requérant constituaient une ingérence dans ses droits garantis ». La réponse, là aussi, est claire.
La loi belge prévoit bien une possibilité d’immixition (cette loi a d’ailleurs été changé. En revanche aucun but légitime (et) nécessaire dans une société démocratique n’était remplie pour la Cour. Citons :
« L'enquête interne n'ayant pas pu révéler l'identité de l'auteur de la fuite, l'O.L.A.F. déposa, le 11 février 2004, une plainte contre le requérant auprès des autorités judiciaires belges qui ont ouvert une instruction pour corruption active et passive de fonctionnaire. Le 19 mars 2004, le domicile et le bureau du requérant furent perquisitionnés
« Au moment où les perquisitions litigieuses eurent lieu, il est évident que celles-ci avaient pour but de dévoiler la provenance des informations relatées par le requérant dans ses articles. L'enquête interne à l'O.L.A.F. n'ayant pas produit le résultat escompté et les soupçons de corruption de la part du requérant étant fondés sur de simples rumeurs, comme l'avait relevé à deux reprises l'enquête du médiateur européen en 2003 et 2005, il n'y avait alors aucun impératif prépondérant d'intérêt public pouvant justifier de telles mesures.
« La Cour souligne que le droit des journalistes de taire leurs sources ne saurait être considéré comme un simple privilège qui leur serait accordé ou retiré en fonction de la licéité ou de l'illicéité des sources, mais un véritable attribut du droit à l'information, à traiter avec la plus grande circonspection. Ceci vaut encore plus en l'espèce, où le requérant était soupçonné sur le fondement de vagues rumeurs non étayées, ce qui s'est confirmé par la suite par le fait que le requérant ne fut pas inculpé. »

C’est clair, net et sans bavure.
Et les juges d’attribuer : 40 000 euros de dommages et intérêts pour Hans-Martin Tillack (10 000 euros de dommages moraux et 30 000 euros au titre des frais de procédure). Ce n’est que justice !

Merci à Hans-Martin d'avoir mené, durant plusieurs années, un combat souvent solitaire mais qui a fini par lui rendre justice (son blog).

A cela, la Commission européenne (écoutez les échanges parfois vifs avec la presse) et surtout l’Olaf (qui a mis tout de même 48 heures à réagir, lire le communiqué de presse) ne trouvent rien à répondre sinon qu’ils ne se sentent pas concernés car seule la Belgique est condamnée. Aah Lâcheté quand tu nous tiens…
par NGV publié dans : Europe pouvoir - institutions CE
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Jeudi 29 novembre 2007
Il faudra surveiller de près, le 29 novembre, le vote en plénière du Parlement européen du règlement Rome I sur les obligations contractuelles.  Sous une appelation complexe, ce règlement vise, en effet, à déterminer quelle est la loi (et donc les conditions) qui entourent les conditions d'exécution d'un contrat, de travail entre autres. Elle vise à communautariser (à faire entrer dans le droit communautaire) un instrument du droit international (la Convention de Rome I). 

Explication. La convention de Rome prévoit ainsi que si les parties ont d'ordinaire le droit de choisir le droit PePleniere.jpgapplicable au contrat, en matière de travail, la règle est plus définie. Le contrat de travail obéit à la loi du pays "dans lequel le travailleur, en exécution du contrat, accomplit habituellement son travail" (article 6 § 2 point a). Or, entre l'original et la copie, certains ajouts sont venus "polluer" le droit originel. Dans la procédure législative, a ainsi été rajouté "par la loi du pays dans lequel ou à partir duquel le travailleur,... ". Cette phrase vise surtout les travailleurs mobiles, ceux des transports en particulier (pilotes d'avion, marins...) qui travaillent sur plusieurs lieux en revenant à leur base quelques jours ou semaines après.

Conséquences. Cet ajout présente deux difficultés. 1° Elle suscite un flou sur les conséquences. Il y aura deux critères : le lieu d'exécution habituel et le lieu à partir duquel le travailleur oeuvre. Mais quel critère va l'emporter sur l'autre ? Et qui va choisir entre ces deux critères ? L'employeur ou le salarié ?  2° Elle favorise les entreprises de transport qui cherchent souvent à s'établir dans des pays qui offrent des conditions de travail plus souples et moins chères. Si on prend l'exemple de la cie aérienne Ryanair, celle-ci pourra ainsi justifier d'offrir des contrats de travail irlandais à tous ces personnels (et non des contrats belges ou français, comme la justice ou la loi nationale l'a reconnu). De même, en matière maritime, c'est la reconnaissance ferme de la loi du pavillon, une compagnie finlandaise oeuvrant sous pavillon estonien pourra ainsi donner à ses marins des contrats estoniens  au lieu de finlandais (cf. l'affaire Viking).

Amendement. La Commission de l'Emploi du Parlement a introduit un amendement visant à supprimer cet ajout. "L'amendement vise à éviter le détachement régulier à partir d’un État membre dont le droit du travail est moins développé que dans l’État de détachement." explique le rapporteur, le suédois Jan Andersson.
(pour lire le rapport parlementaire)
par NGV publié dans : Droit du travail
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Mercredi 28 novembre 2007
 La Commission européenne a suspendu, le 28 novembre, sa procédure d'infraction contre la Belgique qui avait imposé des quotas sur les étudiants étrangers – essentiellement français – dans certaines filières de l’enseignement supérieur (éducateurs spécialisés, logopèdes…). Elle a donné cinq ans au pays pour « fournir des données supplémentaires sur leur situation respective ». « Les (premières) données fournies par la Belgique semblent démontrer qu'à défaut de mesures de sauvegarde appropriées, le risque existe que la Communauté française ne soit pas en mesure de maintenir des niveaux suffisants de couverture territoriale et de qualité dans son système de santé publique » explique la Commission dans son communiqué de presse.
Cette suspension, exceptionnelle, résulte, en fait et surtout, d’un accord négocié au plus haut niveau, entre Chefs d’Etat et de gouvernement, lors du dernier Conseil européen à Lisbonne, au moment de l’accord sur le nouveau Traité européen. L’Autriche, qui se situait dans la même situation que la Belgique, et a obtenu le même traitement, menaçait de bloquer l’accord politique du Traité européen si elle n’obtenait pas un traitement particulier par l’exécutif européen de sa loi sur les universités. La Belgique s’est, alors, engouffrée dans la brèche et obtenu le même traitement que l’Autriche.
La « Communauté française » de Belgique (*) avait, en effet, décidé en juin 2006 d'introduire un quota de 70% d'étudiants ayant leur résidence en Belgique pour neuf disciplines envahies par des étudiants, surtout français. Dans certaines disciplines, 90% des étudiants sont français. Le pays faisait valoir que les étudiants français repartent rapidement, une fois diplômés, pratiquer leur métier dans leur pays d'origine, provoquant une pénurie dans certaines professions sociales et de santé (voir l'avant projet de décret). Saisie de plusieurs plaintes d’étudiants français, la Commission avait entamé une enquête, puis fini par adresser, en janvier 2007 une mise en demeure formelle à la Belgique, estimant que les restrictions imposées enfreignaient le principe communautaire de non-discrimination selon les nationalités.
(*) La Belgique, Etat fédéral, a confié les compétences d’éducation aux trois « Communautés » linguistiques (française, flamande, germanophone) qui sont des entités dotées, chacune d’un gouvernement et d’un Parlement. La « Communauté française » est l’entité chargée de cette politique pour la partie francophone du pays (Wallonie sauf communes germanophones et Bruxelles).
par NGV publié dans : Citoyens, consommateurs, environnement
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Mardi 27 novembre 2007
Dans plusieurs Etats de l'est-européen, les services de santé sont au bord de l'explosion. Bas salaires, horaires extensibles, conditions de travail difficiles et privatisation brutale de certains services conduisent les médecins, infirmières et personnel de santé dans la rue.

En Hongrie, le principal syndicat des services de santé s'oppose à une réforme du gouvernement de coalition socialiste-libéral visant à instaurer la concurrence et la privatisation des institutions de santé. Objectif avéré du Ministre (libéral) de la santé, Jeno Rstrajkbaner.jpgacz, comme il 'a expliqué au quotidien Magyar Hirlap que la Hongrie "devienne un centre de tourisme médical". Préoccupation semblable en Serbie où le syndicat de la santé Nezavisnost mène la bataille.

En République Tchèque, le syndicat des médecins et l'ordre des médecins est en grève larvée depuis plusieurs mois. Ils protestent notamment contre un projet du ministre tchèque de la Santé, Tomas Julinek, de porter la durée légale du temps de travail des médecins à 48 heures, limite fixée par la directive européenne de 2003. Projet qui permettrait de ne plus payer les heures supplémentaires. Or, ces heures représentent près de la moitié du salaire moyen des médecins (40 000 couronnes soit environ 1500 euros).

En Pologne, c'est la "bombe" du temps de garde dans les hopitaux qui menace d'éclater comme le relate Gazeta Wyborcza. Une loi, dont l'entrée en vigueur est prévue le 1er janvier prochain, permet des dérogations à la limite du temps de travail des médecins (selon le système du volontariat, les salariés peuvent alors travailler jusqu'à 78 heures). La paralysie guette alors les hopitaux. Il n’y aura plus d’argent... ni de médecins.

par NGV publié dans : Santé sécurité sociale
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Vendredi 23 novembre 2007
Le Premier ministre polonais Donald Tusk a annoncé, vendredi 23 novembre, lors de son discours de politique générale, qu'il renonçait au projet de réintégrer Donald-Tusk.jpgla Charte européenne des droits fondamentaux dans le texte du Traité européen qu'il signera prochainement. "Je vais respecter les résultats des négociations de mes prédécesseurs", a-t-il expliqué justifiant que sa coalition était en faveur de la Charte mais qu'il préférait avant tout assurer la ratification du Traité par le parlement polonais.

Cette annonce fait, en fait, partie d’un « troc » avec le président Lech Kaczynski, qui avait menacé de mettre son veto à tout changement du texte (la ratification d'un texte international nécessite un vote de la Dière aux 2/3 - chiffre que n'atteint pas la coalition actuelle même avec l'appoint de la gauche, et nécessite donc un appui du PiS, le parti de Kaczynski).

Le Premier ministre, Donald Tusk, a obtenu le droit de nommer qui il voulait aux Affaires étrangères (c'est l'ancien ministre de la Défense, Sikorski, qui avait démissionné du gouvernement de Jaroslaw Kaczynski, qui a été nommé), de participer au sommet européen du 13 décembre et de cosigner le texte du Traité de Lisbonne. Tout cela vaut bien une petite concession sur la Charte ! D'autant qu'une fois ratifié et entré en vigueur, rien n'empêche à un gouvernement polonais de décider finalement qu'il appliquera totalement la Charte des Droits fondamentaux.
par NGV publié dans : Racisme Droits Fondamentaux
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Mardi 20 novembre 2007
Tant attendue, tant annoncée, la communication de la Commission européenne sur les services d’intérêt général (SIG) laisse, au final, un goût amer. La Commission Barroso a, en effet, décidé de clore le débat, sur la rédaction d’une directive-cadre sur le sujet comme sur les Services sociaux. Du moins pour l’instant.
Cette option peut se justifier parfaitement, d’autant que la Commission n’entend pas abandonner son devoir de clarification et que l’entrée en vigueur du protocole, inclus dans le futur Traité européen, pourrait changer la donne. Mais pourquoi n’avoir pas eu le courage de l’expliquer ? Pourquoi aussi avoir présenté si discrètement les deux « documents de travail » annexés à la communication ? Assurément, ceux-ci auraient mérité un coup de projecteur, une appellation plus politique ou plus juridique, comme « Communication interprétative » ou « Lignes directrices ».
Car c’est bien de cela qu’il s’agit : interpréter les règles du marché intérieur ou de la concurrence, et encadrer l’action des SIG. Loin de clore le débat idéologique, la Commission prête ainsi le flanc à la polémique, de façon maladroite, en donnant l’impression aux citoyens que tant qu’il s’agit de services profitables ou de libéralisation, l’Europe est active et volubile, et que quand il s’agit de services sociaux et de santé, la discrétion reste de mise…

(communication et documents ici)
par NGV publié dans : Service public Solidarités
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Vendredi 16 novembre 2007
Le tout Bruxelles gamberge sur les futurs noms à la tête de l’Europe. Les profils et conditions s’esquissent.
Selon des diplomates, le futur président de l’Europe ne pourra provenir que d’un petit ou moyen Etat membre, ceux-ci étant les plus réticents à cette fonction, il paraît exclu qu’il vienne d’un « grand » Etat membre. Exit donc la candidature de Tony Blair mise en avant par Nicolas Sarkozy.

Le Haut représentant chargé des relations extérieures devra, entre autres qualités, être "Otan-Compatible". Passant à la Commission européenne, il garde en effet la haute main sur l’action politico-militaire de l’Union ; la pleine coopération avec l’Otan était une condition mise par plusieurs pays, comme le Royaume-Uni et le Portugal. Ce ne pourra pas être un National d’un pays disposant d'un siège au Conseil de sécurité (français ou britannique). Ce qui (re)donne toutes ses chances à Javier Solana pour un être renouvellé ou à… un autre national ! Un Allemand par exemple ?

Angela Merkel souhaite, en effet, un retour des Allemands aux postes dirigeants, à la Commission par exemple. Quant à la France, si elle n’est officiellement candidate à aucun poste, cette modestie vise, en fait, à récupérer le secrétariat général du Conseil. Ce poste discret, mais à l’importance grandissante avec les élargissements successifs à de petits pays, sera libre en 2009 et le Français Pierre de Boissieu, fidèle secrétaire général adjoint pourrait un candidat « utile ».

Les femmes exclues ! Seule pièce manquante à ce puzzle : l’égalité des sexes. Aucune institution ou organismes principaux de l'Union européenne, n’est actuellement dirigée par une femme. Commission, Parlement, Conseil, Affaires étrangères, Cour de justice, Banque centrale, Cour des comptes, Comité économique et social, Comité des régions...sont tous présidés par un... homme. Extraordinaire ! Et aucun des noms avancés dans les "conversations" à Bruxelles n'évoque une femme.
par NGV publié dans : Traité européen - CIG 2007
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