Airbus devra se débrouiller, l'Europe n'entend pas intervenir dans la vie de l'entreprise Le constat est clair et sans ambiguité. S'exprimant devant le Parlement européen, tant le représentant de la présidence allemande, le secrétaire d'Etat à l'aéronautique, Peter Hintze, que le commissaire européen à l'Industrie, Günter Verheugen, ont renvoyé certains problèmes d'Airbus (retards de livraison, faiblesse du dollar, changements technologiques, augmentation de la compétitivité) sur l'entreprise. (Curieusement rien d'ailleurs sur les défaillances du management de l'entreprise). Dans le "processus de restructuration" et de recherche de partenaires en cours, "c'est là, en dépit de l'intérêt des politiques, l'affaire de l'entreprise" a affirmé Peter Hintze. "Les politiques ne peuvent et ne doivent pas intervenir dans les entreprises… pour rétablir la compétitivté" a renchéri Günter Verheugen précisant seulement le "devoir moral d'aider les travailleurs licenciés" avec les crédits du Fonds social européen. Cette neutralité apparente n'a pas empêché le commissaire (théoriquement social-démocrate allemand), d'avancer les solutions nécessaire: "investir", "innover", "externaliser" voire délocaliser. Ce dernier mot n'est pas prononcé mais largement suggéré, en pointant le doigt sur le problème de "vendre en dollar alors que l'entreprise produit en euros".
NB : Curieusement ces interventions n'ont fait l'objet d'aucun écho sur les sites web de la présidence allemande de l'Union ou de la Commission européenne, si prompts d'ordinaire à afficher leurs déclarations. Seul le Parlement européen a produit un compte-rendu détaillé:
http://www.europarl.europa.eu/news/expert/infopress_page/052-4176-071-03-11-909-20070314IPR04175-12-03-2007-2007-false/default_fr.htm