Jeudi 31 janvier 2008
La "flexicurité" est un sujet très mode en Europe. A juste titre. Donner une nouvelle sécurité aux plus flexibles du marché du travail devrait être effectivement une priorité... Il est plus
difficile d'appréhender la réalité.
Deux exemples, vécus, empruntés à la profession de journaliste :
1° Le groupe Wolters Kluwer France - appartenant à un grand groupe d'édition, néerlandais, détenu en partie par des fonds d'investissement (rendement annuel de l'action = 26% environ - source Les Echos) - a proposé pour 2008, une enveloppe d'augmentation de :
- 2,5% (maximum) pour les salariés permanents
- 1,5% pour les salariés pigistes (les plus flexibles) !
Précisons que l'inflation s'établit en France à 2,8% (déc2006/déc2007).
Faut-il un commentaire ?
2° Plus radicale, encore, l'Association des maires de France (AMF), qui représente la plupart des communes de France, refuse carrément d'appliquer le principe d'égalité pour les salariés pigistes qu'elle emploie.
Ceux-ci n'ont donc ni droit de vote pour la représentation du personnel (et encore moins la possibilité d'être élu), ni possibilité de bénéficier des oeuvres sociales du comité d'entreprise (cadeaux de noel...) ou des congés maladie. Quant aux primes d'ancienneté ou d'assiduité, distribuées aux autres catégories de personnel, il ne faut pas trop y compter...
Et en matière d'égalité hommes - femmes, ce n'est pas mieux... Pour être poli, on dira que : "la sélectivité des augmentations conduit en général, à privilégier les hommes aux femmes". Un "hasard" total vous répondront, la main sur le coeur, ses dirigeants (tous des hommes!). L'AMF est en effet présidée par un proche de Nicolas Sarkozy (Jacques Pélissard - UMP), cogérée par un eurodéputé de la "gauche souverainiste" (André Laignel PS) et gérée par un ancien ministre des Finances (Michel Charasse PS).
.... d'autres exemples, dans d'autres professions, pourraient être ajoutés.
Comme quoi, si la flexicurité est bien appliquée aujourd'hui, c'est dans un autre sens, que celui souhaité par ceux qui en causent. Puisqu'il y a : la sécurité pour certains, et la flexibilité pour les autres !
Deux exemples, vécus, empruntés à la profession de journaliste :
1° Le groupe Wolters Kluwer France - appartenant à un grand groupe d'édition, néerlandais, détenu en partie par des fonds d'investissement (rendement annuel de l'action = 26% environ - source Les Echos) - a proposé pour 2008, une enveloppe d'augmentation de :
- 2,5% (maximum) pour les salariés permanents
- 1,5% pour les salariés pigistes (les plus flexibles) !
Précisons que l'inflation s'établit en France à 2,8% (déc2006/déc2007).
Faut-il un commentaire ?
2° Plus radicale, encore, l'Association des maires de France (AMF), qui représente la plupart des communes de France, refuse carrément d'appliquer le principe d'égalité pour les salariés pigistes qu'elle emploie.
Ceux-ci n'ont donc ni droit de vote pour la représentation du personnel (et encore moins la possibilité d'être élu), ni possibilité de bénéficier des oeuvres sociales du comité d'entreprise (cadeaux de noel...) ou des congés maladie. Quant aux primes d'ancienneté ou d'assiduité, distribuées aux autres catégories de personnel, il ne faut pas trop y compter...
Et en matière d'égalité hommes - femmes, ce n'est pas mieux... Pour être poli, on dira que : "la sélectivité des augmentations conduit en général, à privilégier les hommes aux femmes". Un "hasard" total vous répondront, la main sur le coeur, ses dirigeants (tous des hommes!). L'AMF est en effet présidée par un proche de Nicolas Sarkozy (Jacques Pélissard - UMP), cogérée par un eurodéputé de la "gauche souverainiste" (André Laignel PS) et gérée par un ancien ministre des Finances (Michel Charasse PS).
.... d'autres exemples, dans d'autres professions, pourraient être ajoutés.
Comme quoi, si la flexicurité est bien appliquée aujourd'hui, c'est dans un autre sens, que celui souhaité par ceux qui en causent. Puisqu'il y a : la sécurité pour certains, et la flexibilité pour les autres !
par NGV
publié dans :
Droit du travail
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sont encore plus
brutaux : "il n'y a rien". Les sujets qui « fâchent » — temps de travail, intérim, portabilité des retraites — seront sans doute abordés mais dans les couloirs et mezzo voce. La période de
ratification en cours du Traité de Lisbonne oblige à une certaine prudence. Du coup les participants pourront se rabattre sur les ineffables « principes communs de flexicurité », toujours prompts à
servir de bouche-trous, en se « concentrant sur la question des jeunes et des personnes âgées ». La présidence slovène s'est fendue de quatre questions tout ce qu'il y a de plus commun
d'ailleurs... (document à lire