Les 27 Ministres de l’Emploi devaient décider, ce vendredi lors de leur réunion informelle à Brdo (Slovénie), de lancer une mission pour la flexicurité. L’objectif est de voir comment les principes
de sécurité sont mis en œuvre dans les Etats membres. La mission sera coprésidée par le commissaire européen pour l’Emploi, les Affaires sociales et l’Egalité des chances, Vladimir Spidla et
l’ancien ministre français du Travail, Gérard Larcher. Elle comprendra cinq autres membres :
- Darja Sencur Pecek, professeur de droit à l'Université de Ljubljana, au titre de la présidence slovène.
- Xavier Prats Monne, directeur à la DG Emploi de la Commission européenne, en charge de la Flexicurité (qui représentera le Commissaire au quotidien).
- Maria Helena André, Secrétaire Général Adjointe, Confédération européenne des syndicats (CES).
- Renate Hornung-Drauss, directeur des affaires européennes du BDA (la confédération des employeurs allemands), pour Business Europe.
- David-Pascal Dion, administrateur à la Commission européenne, qui assurera le secrétariat de la mission.
- Darja Sencur Pecek, professeur de droit à l'Université de Ljubljana, au titre de la présidence slovène.
- Xavier Prats Monne, directeur à la DG Emploi de la Commission européenne, en charge de la Flexicurité (qui représentera le Commissaire au quotidien).
- Maria Helena André, Secrétaire Général Adjointe, Confédération européenne des syndicats (CES).
- Renate Hornung-Drauss, directeur des affaires européennes du BDA (la confédération des employeurs allemands), pour Business Europe.
- David-Pascal Dion, administrateur à la Commission européenne, qui assurera le secrétariat de la mission.



sont encore plus
brutaux : "il n'y a rien". Les sujets qui « fâchent » — temps de travail, intérim, portabilité des retraites — seront sans doute abordés mais dans les couloirs et mezzo voce. La période de
ratification en cours du Traité de Lisbonne oblige à une certaine prudence. Du coup les participants pourront se rabattre sur les ineffables « principes communs de flexicurité », toujours prompts à
servir de bouche-trous, en se « concentrant sur la question des jeunes et des personnes âgées ». La présidence slovène s'est fendue de quatre questions tout ce qu'il y a de plus commun
d'ailleurs... (document à lire
premier pays européen à ratifier
le Traité de Lisbonne. Les comités des affaires étrangères et des affaires européennes se sont penchés sur la question lundi après-midi. Et la ratification du
Seule la suédoise Margot Wallström a osé dire Non!
Selon les informations reçues de sources au plus haut niveau, les dernières réunions internes à la Commission, parfois animées, n'ont pas changé la donne. Seule la vice-présidente de la Commission,
la suédoise, Margot Wallström a opposé une "réserve de fond" au texte, invoquant (à juste raison) plusieurs risques : l'opportunité du texte, base juridique risque de confusion, empiètement sur les
compétentes des Etats membres... Elle a été soutenue, plus ou moins, par ses deux collègues socialistes, l'espagnol Almunia et le britannique Mandelson, concernés à plus d'un titre.
Les textes sur la table du
Conseil des ministres étaient importants : faciliter l’annualisation du temps de travail, tout en encadrant plus sévèrement les dérogations à un temps hebdomadaire trop abusif
(l’opt-out actuel permet de faire des semaines de 78 heures!), permettre aux intérimaires de bénéficier des mêmes droits fondamentaux (salaire, conditions de travail, accès aux services sociaux…)
que les salariés permanents et octroyer aux travailleurs qui franchissent les frontières des droits à retraite supplémentaire, n'est-ce pas justement la combinaison de la flexibilité et de la
sécurité ? Et bien, non !
être considéré comme du temps de travail. Le
commissaire européen pour l’Emploi, Vladimir Spidla, n'a d'ailleurs voulu laissé que quelques semaines aux Ministres pour se mettre d’accord. "Je compte en jours et en semaines, pas en
mois" a-t-il affirmé. Faute de quoi, il a confirmé sa volonté de "lancer des procédures" contre les pays en infraction. "Seuls deux Etats membres sont en conformité avec la
directive et la Commission en tant que gardienne des Traités ne peut rester inactive", a-il ajouté. "Message bien reçu" lui a répondu le ministre français du Travail, Xavier Bertrand,
qui s’est montré ouvert au compromis — "tout ce que nous sentons possible et à portée de main ne sera plus demain" — pour faire passer cette modification, jugée indispensable, par nombre
d’Etats européens, notamment à l’est (Pologne, République tchèque, Hongrie) confrontés à d’importants mouvements de grogne dans le secteur santé - social.