L'auteur

Nicolas Gros-Verheyde. Journaliste. Correspondant sur les affaires européennes pour Ouest-France et Actualités sociales hebdomadaires. (groupe Liaisons sociales), collaborateur à Europolitique (Agence européenne d'information) et rédacteur en chef d'Europolitique social et de la formule weekend sur l'actualité culturelle. Spécialisé au fil des années sur les questions sociales et l'Europe, ce blog est la réunion de ces deux intérêts. Une expérience acquise à travers la presse (Archives d'articles), des travaux universitaires (mémoire sur "les règles de concurrence face aux règles sociales", 1996), des ouvrages et publications, juridiques ou pratiques : "temps de travail", "comité d'entreprise", "formation professionnelle" (Ed. Partenaires/Ministère du Travail), "représentation du personnel dans les entreprises" (Ed. Dalian/Wolter Kluwer). Pour varier les "plaisirs", je travaille aussi les questions stratégiques, de sécurité et défense (voir second site) et collabore à Radio france internationale sur l'actualité musicale. 

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Europe sociale

Ni leurre ni sinécure, l'Europe sociale s'élabore, jour après jour, avec difficultés !
Bruits de couloirs, discussions informelles, projets et contre-projet, histoire(s), contexte, texte(s), décryptage...  ce blog entend se faire l'écho de ce qui "bouge" à Bruxelles (Commission), Strasbourg (Parlement), Luxembourg (Cour de justice). Droit du travail, Protection sociale, Emploi, Service public, droits fondamentaux...

Dernière trouvaille du président tchèque, Vaclav Klaus: apposer son veto sur une loi anti-discrimination qui transpose les directives européennes de 2000 (le texte tchèque avait pourtant été voté par une nette majorité de députés en avril 2008 : 111 voix sur 170). Une loi "pauvre", "inutile" et "contreproductive", et dont "les conséquences seraient problématiques", estime un communiqué de la présidence. Bref l'eurosceptique notoire qu'est Vaclav Klaus a décidé de jeter par dessus bord les obligations que la république Tchèque avait pourtant pris à son adhésion en 2004 : transposer tout l'acquis communautaire ! La République tchèque est ainsi le dernier des 27 membres de l'UE à ne pas avoir adopté les mesures anti-discriminatoires. Il faut maintenant, selon l'agence CTK, un nouveau vote parlementaire à la chambre des députés pour contourner le veto présidentiel. Précisons que la république Tchèque présidera le 1er janvier 2009, l'Union européenne... Cela promet!
C'était mardi soir, après la réunion de l'Eurogroupe, la réunion des ministres de la zone Euro, que Christine Lagarde, la ministre de l'Economie s'est prêtée au jeu des questions réponses. Parmi celles-ci le livret A et notamment l'attitude quelque peu contradictoire de la France avec son recours à la Cour de justice ?

Réponse de la Ministre, tout sourire de miel : "Tout juriste bien informé vous dirait qu’il vaut mieux avoir deux fers au feu. A titre conservatoire et pendant qu’on met en principe une voie de réforme, il vaut mieux avoir donc sécuriser ses voies d’accès. (Cette réforme) qui correspond à la fois à :
1) une demande de la Commission européenne et à 2) une demande des français – qui sont très satisfaits d’après les sondages de pouvoir ouvrir un livret dans leur banque de son choix – aura comme 3) avantage (également) de sécuriser le financement du logement social au moins au niveau ou sinon au delà du niveau nécessaire, par le biais de la centralisation à la Caisse des dépôts (grande seigneure, la Ministre propose d'expliquer derechef le calcul "mais c'est un peu compliqué peut-être, je ne sais pas si vous etes tous intéressés, non ? bon je vous l'expliquerai après en particulier" (*)). 4) Elle permettra de sécuriser la bancarisation des plus démunis et des plus timides à l'égard du système bancaire. La Poste continuera à jouer intégralement le rôle qu’elle joue actuellement, permettant à tout un chacun de déposer un euro 50, de retirer ensuite 3 euros, le tout à raison d’autant d’opérations qu’ils le veulent dans la journée."

Question "Et si la Cour de justice annule, on revient en arrière ?" (Je vous passe la moue un peu excédée de la Ministre qui consent quand meme à expliquer à ce journaliste qui vraiment ne comprend rien -:) l'enjeu du débat (**) "Vous comprendrez mieux dans très peu de temps. Vous comprenez que je réserve le privilège de ce débat au Parlement (assemblée nationale). Clairement ces sujets serait évoqués à ce moment là. 27 mai prochain." Autant dire une bonne défausse... Très contente de sa répartie, et d'avoir mouché le journaliste, la Ministre se tourne vers d'autres horizons

(*) Inutile de préciser que la grande pretresse des Finances, dans sa grande bonté seigneuriale, s'est bien gardée de venir m'expliquer le calcul en détail, se carapatant le plus vite possible après avoir passé la main dans le dos de journalistes moins impertinents... (à sa décharge, il était bien tard...)

(**) Précision supplémentaire : le droit de réplique est un usage couramment répandu au niveau européen. permettant au journaliste qui s'estime insatisfait d'une réponse ou voulant une précision supplémentaire de pouvoir poser une question supplémentaire. Ce "droit de suite" est généralement respecté scrupuleusement par la plupart des responsables européens sans avoir un soupir d'excès...
La généralisation du Livret A à toutes les banques a quelque chose de stupéfiant de contradiction.

La contradiction existe à la Commission européenne : la commissaire à la concurrence, Neelie Kroes se défend toujours de porter atteinte aux services d'intérêt économique général. "Nous ne voulons que mettre fin aux droits spéciaux qu'ont certaines banques de distribuer le livret A" affirme Jonathan Todd son porte-parole (lire une interview consentie à l'Union sociale pour l'habitat). Dans l'analyse purement concurrentielle, suivant l'article 86 du Traité, cet argument est logique: l'octroi de droits spéciaux est anti-concurrentiel. Seul hic, il faudrait lire et appliquer l'article 86 dans toute son étendue. Celui-ci prévoit en effet que ce principe a une limite : quand "l’application de ces règles fait échec à l’accomplissement en droit ou en fait de la mission particulière qui leur a été impartie".

Or, il paraît clair que le Livret A est, en pratique, un service bancaire universel, accessible, souple, et sécurisé (le taux est calculé par référence à l'inflation) pour nombre de citoyens (plus de 40 millions de Français ont un livret A ou un livret bleu). Et son ouverture à toutes les banques (et assurances) aura un résultat évident. Les banques commerciales ne veulent pas des livrets A, par principe. Ceux qui fonctionnent à coup de retrait de 10 ou 20 euros, pour des personnes souvent privés de comptes bancaires, les intéressent peu. C'est logique. Elles cherchent davantage des livrets bien garnis, au maximum de leurs possibilités (environ 15000 euros) pour leur proposer des produits plus intéressants. C'est un "produit d'appel" explique Jean Peyrelevade, ancien président du Crédit Lyonnais (il sait de quoi il parle!), dans les Echos. En introduisant de la concurrence sur une seule partie du segment, hautement profitable, on introduit alors les éléments d'un déséquilibre...

Le discours du gouvernement français n'est pas moins contradictoire : il conteste la décision de la Commission devant la justice européenne, avec des arguments, qui peuvent apparaître fondés (voir la saisine), estimant notamment qu'il y a une erreur sur "l'impact de la suppression des droits spéciaux pour les finances publiques"  ou une définition trop restrictive de la mission d'accessibilité bancaire". Mais, sans attendre le résultat de l'arrêt, il met en pratique la généralisation du Livret A : le projet de loi sur la modernisation économique a été décidé le 28 avril en conseil des ministres, il commence être examiné en commission de l'assemblée nationale le 14 mai. Et la commission mixte paritaire (qui siffle la fin des travaux) est prévue à la mi-juillet. L'objectif est d'ouvrir le livret A à toutes les banques en 2009. Il y a des chances alors que l'arrêt ne soit pas prononcé. On peut avoir l'impression que le gouvernement fait une course de vitesse pour éviter un retour en arrière. Que se passera-t-il si la Cour annule la décision de la Commission : on rétablit les droits spéciaux ? Les conditions d'ouverture du livret A sont aussi criticables car les banques bénéficient alors d'un avantage : 2 milliards d'euros selon Jean Peyrelevade, chiffre confirmé par les experts bancaires syndicaux qui défendent le livret A. Avantage qui pourrait, lui aussi, être dans la cible de Bruxelles, comme aide d'Etat illégale.
Les listes de pays d’origine sûrs - ou pays tiers sûrs - qui permettent le renvoi accéléré de demandeurs d'asile provenant de certains pays - avaient été très contestées dès leur conception par les praticiens  – comment définir un pays sûr ? – et semé la zizanie au sein de la Commission européenne mais aussi des Etats membres qui n’avaient pu se mettre d’accord sur les noms des pays qui y figureraient. Ce point avait donc été reporté à plus tard, lors de l'adoption de la directive, en recourant à une procédure adhoc (sans rôle important du Parlement européen). La directive du 1er décembre 2005 (article 29) prévoyait ainsi que le Conseil adopte ces listes après une simple consultation du Parlement européen. C'est ce procédé - pour le moins antidémocratique - que la Cour de justice européenne vient de censurer, le 6 mai dernier.

Zéro pointé aux Etats membres
A lire l'arrêt (C-133/06), on s'aperçoit que les juges ont très ironiquement asséné un zéro pointé aux Etats membres pour leur interprétation, particulièrement personnelle, des traités européens. Les « règles relatives à la formation de volonté des institutions communautaires sont établies par le traité et ne sont pas à la disposition des Etats membres ou des institutions elles-mêmes ». Reconnaître à une institution la possibilité d'établir des « bases juridiques dérivées » reviendrait à lui attribuer un pouvoir législatif « qui excède » ce qui est prévu.

Obligation de décision avec le Parlement
La procédure de codécision devra être appliquée, poursuivent les juges, « tant pour l'adoption et la modification des listes des pays sûrs par voie législative » que pour la décision éventuelle de recourir à d'autres procédure d'adoption. Autrement dit, il est impossible de contourner le rôle des eurodéputés. Ce qui n'est que logique dans un domaine où les libertés sont en jeu... Précision : Le Conseil des Ministres de l'UE  – soutenu par la France ! – estimait cette procédure légitime. Le Parlement européen – soutenu par la Commission européenne – plaidait, au contraire, la solution finalement retenue par les juges (procédure de codécision).

 


A ce jour, cinq Etats seulement - sur la douzaine qui ont déjà ratifié le traité de Lisbonne (carte ici)- ont déposé leur instrument de ratification auprès du gouvernement italien (dépositaire - selon la tradition - des traités européens). Il s'agit de : Malte et la Hongrie (6 février), France (14 février), Slovénie (24 avril), Bulgarie (28 avril).

Un dépôt qui a de la valeur ! C'est en effet le dépôt de l'acte de ratification qui a seule valeur juridique - notamment pour la validité du nouveau traité (au mois suivant le dernier depot de ratification, et au plus tot le 1er janvier 2009). Ce retard s'explique: nombre de pays viennent de ratifier dans la deuxième quinzaine d'avril, et dans certains pays, après la ratification parlementaire proprement dite, il faut encore que le Président approuve cette signature.

Une formalité normalement. Mais qui devient compliquée quand le président s'oppose régulièrement au le Premier ministre, comme c'est le cas en Roumanie ou en Pologne. En Pologne, le cas est particulièrement délicat. Le président Lech Kaczynski n'étant pas décidé à approuver ce texte tant qu'il n'obtient pas des garanties sérieuses - par une loi nationale - que son opt-out à la Charte des droits fondamentaux sera pérénisé.
Une version consolidée, officielle, des deux traités européens - Union européenne et Communautés européennes (renommé Fonctionnement de l'union européenne) - tels que modifiés par le Traité de Lisbonne vient de sortir. Avantage : cela permet d'avoir un seul texte - et ne pas devoir sans cesse faire la navette entre les textes anciens et le texte nouveau. Rédigé par les services juridiques du Conseil, il est une garantie de rigueur et d'exhaustivité - que n'avaient pas toutes les versions officieuses diffusées jusqu'ici. En tout, 479 pages (protocoles et annexes inclus). Bien entendu, toute ressemblance avec feu la Constitution est... totalement fortuite -:) Version FR : télécharger ici + Version ENG : télécharger là.
Après plusieurs mois, voire plusieurs années d’inertie, la Commission européenne devrait présenter, le 25 juin prochain, un "paquet social" comprenant trois propositions de directives : sur la libre circulation des services de soins transfrontières, sur les discriminations liées au handicap et sur les comités d’entreprise européens. Ce « paquet » comprendrait aussi plusieurs communications, notamment sur la lutte contre les discriminations, les compétences clés sur le marché de l’emploi ainsi qu’un agenda social rénové, donnant le cadre pour les actions futures de l’Union européenne.

Un tel assemblage, assez hétéroclite, ne doit pas faire illusion. Il s’agit pour le président Barroso qui affectionne ce genre de "paquet" thématique (climat, transport, immigration …) de faire un « coup » de communication politique. Plus prosaïquement, cela permet aussi à la future présidence française de l’UE, qui entend faire du « Social » une priorité, d’agrandir ses chances de succès. En effet, des trois uniques dossiers actuellement sur la table du Conseil des Ministres européens, l’un (règlement sécurité sociale) est très technique, malgré son importance concrète, pour le médiatiser ; les deux autres (temps de travail et intérim d’un coté, droits à retraites complémentaires de l’autre) ont tellement été l’objet de succès avortés, qu’espérer réussir là où plusieurs présidences ont échoué est un pari si risqué qu'il vaut mieux se rabattre sur quelques valeurs plus sûres et moins sujettes à discussion, comme l'est la directive "discriminations".
On commence à en savoir un peu plus sur le calendier de la présidence française. A titre provisoire (cela peut encore changer), voici quelques évènements ou réunions à noter déjà sur votre agenda :

• lundi 7 et mardi 8 juillet 2008 (Cannes) : conseil informel des ministres de la Justice, des Affaires Intérieures et de  l’Immigration (ce dernier terme ayant été rajouté par rapport à l'intitulé ordinaire...)

• Jeudi 10 et Vendredi 11 juillet (Chantilly) : conseil informel des ministres des Affaires sociales (Emploi, Politique Sociale, Santé et Consommateurs (EPSSCO).

• lundi 8 - mardi 9 septembre (Angers) : conseil informel des ministres de la Santé, dans la bonne ville de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot qui présidera la réunion.

• mercredi 15 - jeudi 16 octobre (Marseille) : rencontre ministérielle sur la pauvreté et sur la lutte contre l'exclusion, présidée la première journée par Martin Hirsch, Haut Commissaire aux solidarités actives, et la deuxième journée par Christine Boutin, ministre du Logement.

• 3 - 4 novembre (Paris) : conférence sur l'intégration (des immigrés).

• 13 - 14 novembre (Lille) :  conférence ministérielle sur l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes.

Autres évènements :

• 30 septembre (Paris) : première rencontre de représentants de citoyens européens vivant hors de leur pays d’origine.

• 13 - 14 octobre (Paris) : conférence sur « le régime européen d’asile ».

• 17 octobre (Paris) : le mouvement ATD Quart Monde organise une Journée mondiale de lutte contre la misère (Place du Trocadéro).

• 29 - 30 octobre (Clermont Ferrand) : conférence sur « la scolarisation des élèves handicapés ».

• 21 - 22 novembre 2008 (Grenoble) : conférence sur les « expérimentations sociales en Europe ».

... A suivre
Bien sûr, quand on l'interroge, comme j'ai pu le constater, vendredi dernier, la Commission européenne se "félicite du compromis obtenu sur la directive retour" entre (précision utile) "la présidence et le rapporteur du Parlement". Car elle "pave la voie à l’adoption en première lecture. Ce texte sera très probablement adopté avec la plénière du 4 juin" estime ainsi le porte-parole de la Commission qui lit une déclaration écrite, rédigée par le cabinet du commissaire (absent depuis maintenant près d'un mois pour cause d'élection italienne) Franco Frattini.

Mais interrogée plus précisément sur le délai de rétention, très long par rapport à la proposition initiale, la Commission botte en touche à plusieurs reprises pour éviter de dire qu'en fait elle n'est pas tout à fait d'accord... "La Commission ne se prononce pas sur les détails". Vous n'êtes donc pas informé de tous les détails ? Réponse : "Il faut distinguer avoir connaissance de certains points et avoir suffisamment d'éléments pour en apprécier les éléments".

Selon la Commission Trois = Deux
Bref, en clair, la Commission européenne est très loin de partager le semblant de compromis de la présidence slovène et craignant que le succès parte en fumée au Parlement se réserve de toute approbation et veut se retirer du jeu. Le porte-parole a ainsi utilisé une formule très littéraire, mais fort peu mathématique, pour justifier sa "non position" : "dans un trilogue législatif... il y a deux parties, le Parlement d'un coté, le Conseil de l'autre". Autrement dit, la Commission ne se compte pas dans le trilogue... Formidable démonstration mathématique !
Jeudi, 18h : Dragutin Mate, ministre slovène de l'Intérieur, annonce fièrement avoir "atteint un accord, aujourd'hui à Strasbourg, sur le texte de la directive « retour » au terme d'un trilogue avec le Parlement européen. La discussion
associait le député européen (NB de la CSU, membre du PPE), Manfred Weber, rapporteur sur la directive « retour », les députés des autres groupes politiques et les représentants de la Commission européenne". Un succès estimable, il s'agissait en effet de pouvoir faire passer cette directive, contestée par certaines ONGs, en première lecture. Un premier résultat à l'acquis de la présidence slovène de l'Union européenne qui - depuis 4 mois qu'elle préside, il  faut le reconnaître -, n'a pas grand chose à mettre à son actif... 

Oui mais... 2 heures plus tard, survient un démenti cinglant, du parti socialiste européen (PSE) : "Nous n'avons jamais donné notre accord" ! Et le groupe est, sur cette question "unanime" précise un de ses responsables (NB : ce qui est plutôt rare -:))

  Explication de cette méprise, par Martine Roure, la shadow rapporteur du PSE : "il y a eu un accord, oui mais avec le seul r eprésentant du PPE, les shadows rapporteurs autour de la table n'avaient pas le droit à la parole (c'est parfois le cas dans ce genre de rencontre). Nous avions prévenu auparavant le rapporteur que nous ne donnerions notre accord qu'à certain es conditions, notamment sur la rétention des mineurs, des familles, l'éducation des enfants, et surtout sur la durée de r étention. C'était notre ligne rouge : avoir une durée de rétention des immigrés limitée à trois mois - six mois maximum de façon exceptionnelle. Et cette ligne rouge a été franchie". La directive prévoit ainsi une durée de 6 mois pouvant êtr e prolongée jusqu'à 18 mois, dans le projet de directive !

Précision supplémentaire, le PSE n'est pas vraiment isolé. Les Verts et la GUE (communistes) sont - par principe - opposés à cette directive. Et certains libéraux et même certains membres du PPE sont aussi très mitigés. Autant dire qu'en fait de constat d'accord, c'est plutôt un constat de désaccord. Si majorité il y a, elle risque d'être très serrée. Et les débats risquent d'être chaud - d'ici juin - (date prévue pour le débat en plénière au Parlement). Le Parlement européen, en général, très soucieux de ses prérogatives, n'aime pas qu'on lui force la main...
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